L’ÉCOLE DE LA LÉGERETÉ : PHILIPPE KARL

L’ÉCOLE DE LA LÉGERETÉ : PHILIPPE KARL

L’ÉCOLE DE LA LÉGERETÉ : PHILIPPE KARL

Propos recueillis lors du stage animé par monsieur Philippe Karl en octobre 2014 :
Concernant l’attitude du cheval :

  • Chercher la hauteur de la tête qui est facile pour le cheval (et non celle que vous désirez)
  • Sur une encolure longue nous pouvons être plus exigent sur la fixité de la tête, le cheval a plus de facilité pour cela.
  • Quand on ajuste ses rênes, le cheval doit donner sa bouche, nuque ouverte, ensuite nous pouvons demander sa nuque: Attention à ce que le cheval ne donne pas sa nuque d’abord (et s’enferme).
  • Le cheval doit se porter, respecter la main puis donner sa nuque. Donner sa nuque en premier c’est échapper à la main.
  • 1/ La bouche, 2/ L’encolure, 3/ La nuque…
  • Les chevaux sont flottants parce que les aides du cavalier viennent trop tardivement, surtout le poids du corps!
  • L’important n’est pas que le cheval soit ployé mais qu’il donne sa bouche dans le pli.
  • Un cheval bien dressé a la capacité d’accompagner la main dans toutes les circonstances et sans rupture de l’allure.
  • Le cheval peut donner sa bouche te bouger sa langue uniquement si l’embouchure est juste posée sur la langue et ne la coince pas, ne s’appuie pas… (alors que penser des muserolles croisées!!!)
  • Toujours s’assurer de la cession de la mâchoire avant chaque départ, ainsi le cheval imprime décontraction et mise en avant. Même exigence avant le repos, ainsi la décontraction de la mâchoire est associé au confort.
  • Résistances de force, cheval qui s’ouvre c’est autre chose que les résistances de poids: cheval qui pèse= demi arrêt. L’un ne va pas sans l’autre.
  • A une main un exercice peut être uniquement symbolique et devenir majeur à la main difficile

 

Attitudes du cavaliers et éléments techniques permettant une bonne progression du cheval :

  • Eviter les interventions prolongées, il faut agir avec des actions courtes et répetées= Vibrations, sauf dans “l’action/réaction”.
  • Action/ Réaction= Lever les mains lorsque la tête remonte, voir même légèrement avant.
  • Dans les allures avancer le plus possible (dans l’impulsion et non la précipitation)
    Impossible de gérer la mise en avant si les mains ne sont pas claires. Main extérieur fixe (attention, fixe ne veut pas dire dure et bloquée) et basse dans la mise en avant.
  • Précipitation = Un signe de perte d’équilibre et de contraction. Retrouver un rythme plus lent en équilibrant et non en freinant. Donc sur une accélération choisissez de mettre votre cheval sur un cercle au lieu de le freiner.
    Quand un cheval précipite au trot, le mettre au galop sur un grand cercle au tracé précis, en avant puis retour progressif au trot sur encolure longue. Redemander le galop, retour au trot… Tracé très important. Le trot se décoince parce que c’est au galop que le cheval débloque son dos. Ne pas hésiter à avancer dans le galop et il faut que les mains suivent le mouvement de l’encolure.
  • Plus il y a de transitions, plus on fait progresser le cheval
  • Pour un cheval qui part au galop depuis le pas en remontant la tête, ne pas hésiter à partir sur des bases un peu plus longues afin qu’il sache qu’il a la possibilité de partir sans la remonter. Puis raccourcir les bases petit à petit.
  • C’est une erreur de partir au galop d’un pas trop raccourci, il se jette dans le galop.
  • Une main qui se fixe (rêne extérieure) et une main qui se lève (rêne intérieure) quand un cheval manque de stabilité dans les transitions.
  • Cession de la mâchoire au pas, cheval marche droit, lentement, nuque ouverte, agir vers le haut et céder (cesser son action) immédiatement s’il se porte et cède.
  • Quand on agit vers le haut c’est plutôt avec une vibration de la main, puis flexion latérale, toujours nuque ouverte. Toujours effectuer des descente de main claires. Puis partir sur des bases longues .
    Dans la descente de main ne pas oublier de raccourcir sa rêne intérieur quand il s’agit de garder le pli.
  • Flexions latérales sur les lignes droites et voltes sur extension d’encolure (demandée avec rêne extérieure), faire les changements de mains sur les extensions.
  • Il faut acquérir un sens aigu du rythme, du meilleur rythme pour le cheval, et dans ce rythme, avec de l’équilibre, mettre le plus d’activité possible. C’est ce qui est difficile à trouver!
  • Ne pas régler les problèmes avec trop de stop mieux vaut organiser le pas.
  • Les épaules en dedans sur des foulées courtes sont inutiles, elles ne permettent pas l’engagement fort du postérieur interne.
  • Quand sur un exercice de deux pistes la mise en main est un peu laborieuse, quand il y un manque d’amplitude, revenir sur une encolure plus longue qui est plus commode pour le cheval.
  • Quand on fait céder le cheval sur la rêne d’appui, le cheval est ensuite plus disposé à céder sur sa rêne extérieur.
  • Attention à ne pas confondre rêne d’appui et contre plie.
  • Agir avec une rêne d’appui succincte pour vérifier que nous pouvons renvoyer le cheval sur l’épaule du dedans.

 

Des petites phrases qui en disent long :

  • Il faut s’organiser pour faire le minimum et le cheval le maximum.
  • Ne plus dire céder mais cesser d’agir afin de ne pas créer d’amalgame dans le tête des élèves.
  • La limite de la légèreté est le talent du cavalier…
  • Quand on évolue dans les apprentissages on ne sacrifie pas les préalables! y revenir n’est pas un échec!
  • Il faut organiser l’attente.
  • Préparer c’est avant, réparer c’est après…